François Bayrou avait proposé un referendum pour mettre en place une réforme des retraites.
Jean-Louis Bianco a indiqué sur RMC/BFMTV qu'il trouvait que la solution référendaire était inadaptée au sujet : "c'est un sujet difficile et tellement complexe qu'on ne peut pas le régler par un référendum, mais pas la négociation".
François Bayrou avait envisagé une méthode en deux temps : une longue négociation ("pas en cent jours"), abritée a priori par le conseil économique et social, suivie d'une validation de la réforme par referendum auprès des Français, pour la rendre « incontestable, pérenne et si possible transpartisane ».
A vrai dire, s'il faut effectivement user du referendum pour rendre une réforme incontestable, pérenne ou transpartisane, on peut s'inquiéter des centaines d'entre elles qui usent de la voie parlementaire classique. Sur un sujet où tout le monde est soucieux de l'équilibre global, mais ou chaque individu a potentiellement plus à perdre qu'à gagner, individuellement et à court terme, dans la réforme, le referendum n'est pas nécessairement le meilleur moyen de garantir le succès et la pérennité.
L'enjeu n'est-il pas plus celui de la participation des Français au débat, en amont ? De leur expression, des priorités qu'ils pourraient proposer ? Les données de la réfoeme ne sont-elles pas éminemment techniques, complexes et fines pour justifier le recours à la représentation ? Il parait clair que, dans la grande négociation qui s'ouvrira, un large volet devra prendre en compte, plus qu'en 2003, l'expression des Français, leurs priorités, leurs inquiétudes et la hiérarchie qu'ils placent entre les différents éléments constitutifs du problème.
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