Guy Vallancien se plaint, dans une tribune du Monde du 26 avril, du mauvais traitement infligé à la problématique de la santé dans cette campagne :
Les projets annoncés dans ces colonnes à l'occasion de l'élection présidentielle sont inaudibles et sans saveur. On saupoudre pour faire plaisir aux lobbys. Ah ! Surtout ne pas oublier les obèses, parler du sida, pleurer sur l'euthanasie, toucher le paralytique, nouveau cérémonial des écrouelles en numérique, rassurer sur la fermeture de certains services de chirurgie et de maternité en faisant croire que l'on y échappera. Or, plus on traîne, moins les réformes structurelles dont le pays a besoin auront une chance de voir le jour. A quelles questions les finalistes devront-ils répondre d'ici au deuxième tour ?
On serait tenté de faire de même avec les retraites. Les éléments sont néanmoins légèrement différents : les retraites ont déjà un rendez-vous de fixé, dès l'année prochaine, là où aucun rendez-vous obligatoire ne force les partenaires à négocier l'année prochaîne, pour le système de santé.
Pour le reste, le constat est similaire : on tourne autour du pôt du financement et de la question de la solidarité intergénérationnelle.
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