Un passionnante tribune, iconoclaste mais convaincante, de Gizmo, nouveau blogueur économique presque anonyme : plaidoyer pour une utilisation offensive du Fonds de réserve des retraites.
Sujet que l'on retrouve dans les actes du colloque "Rapport intergénérationnels en France : qu'en est-il aujourdhui ?", avec Louis Chauvel, Adnré Masson et Jean-Philippe Vitiot-Durandal :
André Masson : [...] La solidarité suppose l'organisation rationnelle d'une coopération mutuellement avantageuse, supposée remédier aux insuffisances des mécanismes du marché. Il y aurait un partage socialisé des risques entre retraités aisés et jeunes déshérités.
Louis Chauvel : Peut-on faire ceci à titre rétroactif ?
André Masson : C'est très difficile, voire impossible. L'idée serait de modifier en profondeur nos modes de raisonnement en faveur d'une plus grande solidarité générationnelle. S'il y a un consensus national que certaines générations ont été durablement lésées et pourraient connaître un avenir particulièrement sombre, on peut tenter une coopération entre générations, potentiellement avantageuse pour chacune si elle évite les risques d'explosion sociale. On augmenterait fortement, par exemple, le fonds de réserve des retraites en réduisant les pensions (élevées). Les générations suivantes auraient la possibilité de moins épargner et davantage consommer dès aujourd'hui, puisqu'elles auraient l'assurance de disposer d'un fonds considérable qu'elles pourraient entamer pendant leur retraite...
Le Fonds de réserve des retraites y est présenté comme un outil de solidarité intergénérationnelle "à rebours" : ce renversement est intéressant, et facilement exlicable. Avec le FRR, ce sont, pour simplfier, les actifs d'aujourd'hui qui financent la retraite des générations 2000.
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